Ancre Spade Sword Skrew - Ancres haute performance -

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Techniques de mouillage

MOUILLAGE - GENERALITES

Tranduction française de "Anchoring process" extrait de "The Complete Course by agreement of Longbow Sail Training".

http://www.longbow-uk.com

La plupart des bateaux de plaisance passent la plus grande partie de leur temps amarrés dans une marina. Cependant il y de nombreuses occasions où il peut être agréable de jeter l’ancre dans un petit mouillage isolé, mais il peut être aussi VITAL, pour des raisons de sécurité, d’avoir la possibilité de jeter l’ancre.

Une ancre peut être considérée comme un " crochet " qui est largué sur les fonds marins et qui (on espère) s’accroche et maintient le bateau en toute sécurité. Il existe de nombreux types d’ancres avec leurs avantages propres et leurs inconvénients… le choix du type d’ancre est très important. Un bateau devrait en posséder au moins deux - une ancre principale, et une ancre plus légère ou secondaire.

Lors du mouillage, il est important de bien penser sa manœuvre. Il n’est pas adéquat de larguer l’ancre et la ligne de mouillage en un seul paquet par dessus bord, car la ligne peut tomber sur l’ancre et surpatter. Assurez vous que la ligne de mouillage est visiblement marquée tous les cinq mètres de façon à indiquer la longueur mouillée.

Une marque tous les cinq mètres est suffisante et peut être, soit peinte (chaîne) ou de petits pennons de couleur peuvent être attachés aux maillons de la chaîne ou introduit dans les torons du câblot. Lors de l’utilisation du guindeau, surveiller les marques lorsque la ligne se dévide.

Si la ligne de mouillage est larguée à la main, sans guindeau, sortir la longueur nécessaire de ligne de la baille de mouillage et la disposer à plat pont pour s’assurer qu’elle va se dérouler sans faire de nœuds. Vérifier qu’elle est correctement bloquée sur un taquet et qu’il soit possible de la larguer en tension.

Il existe deux types de guindeaux. Le guindeau à poupée verticale qui peut être manœuvré à l’aide de n’importe quelle manivelle de winch. Pour le déverrouiller et larguer l’ancre, la parie supérieure (1) est tournée dans le sens inverse des aiguilles d’une montre ou dans le sens des aiguilles pour remonter l’ancre. Le second type, horizontal, utilise un levier soumis à un mouvement alternatif avant/arrière pour remonter la chaîne et un embrayage pour débloquer et larguer la chaîne. La chaîne est stockée dans la baille à mouillage par l’intermédiaire de l’écubier de chaîne. Les deux type de guindeaux peuvent être hydrauliques ou électriques.

Noter l’œil épissuré sur la ligne de mouillage au taquet bâbord (3) et la ligne passée au taquet (2) Les lignes de mouillage sont protégées au niveau des chaumards par des tuyaux de polyéthylène (4)

Pour décider quelle longueur de ligne de mouillage est nécessaire, plusieurs facteurs doivent être pris en considération :

Type de ligne de mouillage

Pour une ligne TOUT CHAÎNE la longueur est au moins de trois fois la hauteur d’eau + la hauteur de la coque au dessus de l’eau. pour une ligne tout textile, six fois la hauteur est recommandé. Pour une ligne textile, il est recommandé de débuter par 5 à 10 mètres de chaîne pour éviter les problèmes de ragage sur les fonds.

Dans les deux cas, c’est la recommandation minimale et si la tenue du fond est de mauvaise qualité ou en cas de fort vent ou de fort courant, une longueur supérieure doit être utilisée. Lorsqu’un cordage est utilisé comme ligne de mouillage, le polyamide (NYLON) doit être utilisé pour son élasticité qui permet d’amortir les surtensions d’effort de mouillage. Le poids de la chaîne joue aussi le rôle d’amortisseur, mais seulement pour des valeurs de vent moyennes.

Combien de temps prévoyez vous de rester au mouillage ?

La profondeur est mesurée lors de l’arrivée et utilisée pour calculer la longueur de ligne de mouillage. Cette longueur est adéquate si la durée du mouillage n’est que d’une heure ou deux. Cependant lors d’un ancrage par basses eaux de marées et si la durée du mouillage doit excéder la prochaine haute mer, calculer la longueur de ligne nécessaire à haute mer et larguer cette longueur. De la même façon si les prévisions sont de rester à basses eaux, vérifier qu’il restera suffisamment d’eau pour que le bateau flotte.

Calculer la longueur de mouillage nécessaire et l’étaler sur le pont. Le barreur dirige le bateau vers l’emplacement sélectionné et ralentit la marche. Lorsque le bateau arrive à l’arrêt, le barreur crie " paré à mouiller " pour prévenir l’équipage d’être prêt. Lorsque le bateau commence à culer le barreur donne l’instruction " mouiller " ( ne pas crier plus fort que nécessaire pour que l’équipier entende.. pas la totalité du mouillage !) .

Laisser l’ancre filer à l’eau suivie par la quantité nécessaire de ligne de mouillage pour atteindre le fond, freiner la ligne mais pas suffisamment pour empêcher le bateau de reculer, puis laisser l’ancre tirer la ligne en fonction du recul du bateau. Lorsque la longueur calculée est atteinte, amarrer la ligne et le bateau doit se bloquer brusquement et enfouir l’ancre. Si la manœuvre est effectuée au moteur, donner un bon coup de marche arrière pour accrocher l’ancre profondément et assurer sa tenue.

Il est fortement recommandé de ne pas laisser l’effort du mouillage se reporter entièrement sur le guindeau. La ligne textile peut être passée au taquet.

Une façon élégante consiste a utiliser une aussière fixée sur la chaîne par un nœud de bosse et de bloquer l’aussière au taquet.. Laisser filer un mètre ou deux de chaîne de façon à ce que l’effort de traction soit supporté par l’aussière.

Les mouvements d’un bateau mouillé sur chaîne créent des bruits lorsque la chaîne bouge sur le davier d’étrave. L’utilisation d’une aussière, outre l’effet d’amortissement propre au Nylon, permet d’éviter ces bruits.

Si l’ancre ne se plante pas, la ligne de mouillage vibre lorsque l’ancre drague sur les fonds. L’ancre doit être remontée et la manœuvre recommencée. Si la tenue du fond est de mauvaise qualité, ne soyez pas surpris s’il est nécessaire de recommencer plusieurs fois la manœuvre. Une ancre peut décrocher à tout instant mais plus longtemps elle a tenu, habituellement meilleure est la tenue.

Pendant la première demi-heure après l’ancrage, il peut être prudent de vérifier si l’ancre de drague pas. Ceci se fait en prenant par exemple trois relèvements et en les notant. Une vérification rapide peut être effectuée en prenant un alignement par le travers du bateau et en le vérifiant de temps en temps. Si l’alignement change, vérifier les relèvements.

Note : le bateau se déplace en évitant autour de son ancre mais il revient à sa position d’origine.

En France, ainsi que dans de nombreux endroits du monde, s’amarrer à couple d’un ponton ou d’un quai est une pratique normale. En Méditerranée et dans d’autres endroits, il est habituel de s’amarrer étrave à quai ou " cul " à quai. les deux méthodes sont acceptables.

Le bateau est plus facile à manœuvrer étrave à quai, ce qui procure aussi l’avantage d’une plus grande intimité dans le cockpit, cependant il est plus difficile de débarquer par dessus le balcon avant. S’amarrer " cul à quai " présente une plus grande difficulté de manœuvre, principalement avec des vents latéraux. L’accès au quai est plus facile.

Une passerelle est très utile. Il en existe de nombreux exemples onéreux mais une simple planche de 2m x 40 cm fait parfaitement l’affaire. Deux trous à une extrémité pour la fixer à l’aide de deux garcettes et un morceau de chute de moquette pour protéger le pont sont les seuls éléments nécessaires.

Occasionnellement, il peut être nécessaire de limiter le rayon d’évitage du bateau. L’ancre principale est mouillée dans la direction du courant (vent) le plus fort. Au moins deux fois la longueur de mouillage normale est larguée et l’ancre secondaire est mouillée. La ligne principale est alors reprise jusqu’à ce que les deux lignes de mouillage soient de même longueur. Le bateau évitera alors sur un cercle très restreint. Alternativement, mouiller l’ancre secondaire à l’arrière, empêche totalement le bateau d’éviter. Cette technique est utilisée pour maintenir un bateau dans une rivière étroite ou une zone profonde au milieu de hauts fonds.

Lorsque les conditions météorologiques sont prévues se dégrader (ou sont déjà mauvaises) une deuxième ancre augmente de façon significative la tenue. La seconde ancre sera affourchée à environ 40° de la première. Un émerillon peut s’avérer utile, mais est difficile à mettre en place sans couper la chaîne ou la ligne de mouillage. L’ancre secondaire peut être également enpennelée avec l’ancre principale. Une courte longueur de chaîne est nécessaire et doit être fixée sur l’étalingure " chaîne/ancre " du mouillage principal (jamais sur l’ancre principale elle même). Les deux ancres sont alors mouillées et accrochées.

Un poids est aussi supposé aider l’ancre à rester accrochée en favorisant la traction horizontale.

De même que la détermination de la longueur de mouillage, il y a d’autres points à considérer. Ne pas mouiller dans un chenal d’accès ou la route d’un ferry. En plus de contrevenir aux réglementations, cela peut s’avérer dangereux pour un petit bateau de se trouver sur la route de bateaux plus grands et les vagues de sillage peuvent être inconfortables. La tenue a été mentionnée précédemment et par ordre de choix, la vase dure offre la meilleure tenue (si l’ancre est bien plantée) suivie par le sable dense, puis par la vase collante, la vase molle et le gravier. La présence d’algues diminue la tenue si l’ancre n’est pas profondément plantée et le rocher donne une tenue aléatoire. Vérifier également s’il est possible de relever l’ancre rapidement en cas de problème et de nuit. Il es évident qu’il n’est pas recommandé de mouiller dans un chenal d’accès.

Lorsqu’on envisage de rester à l’ancre pour une période de temps relativement longue, il est vital de prévoir les variations possibles du vent pendant la durée du mouillage. Il est préférable de mouiller sous le vent d’un côte de façon à ce que, si l’ancre drague le bateau parte au large plutôt que de faire côte.

Si les prévisions indiquent un changement important de vent, un mouillage bien protégé peut soudainement devenir exposé. Vérifier qu’il est possible de quitter le mouillage quelque soit l’évolution des vents. Dans certains mouillages, il est nécessaire de changer de mouillage en cas de changement des vents.

Le rayon d’évitage d’un bateau et des ses proches voisins, est un facteur important dans le choix de la zone de mouillage. Sauf en cas de mouillage sur deux ancres, tous les bateaux vont éviter en fonction des vents ou des courants. Les bateaux sur câblot de mouillage tout textile vont éviter sur un cercle plus grand. Les bateaux légers, les dériveurs et les multicoques ont tendance à éviter plus largement sous vent forts et de façon très aléatoire. Lorsque vous êtes ancrés assurez vous que vous ne gênerez pas les bateaux voisins en cas de renversement de marée.

Dans le diagramme, le courant de marée a la plus grande influence et le bateau va réagir en fonction du courant. Suivant la diminution de la marée le vent représentera la force la plus importante et le bateau suivra la variation du vent. Le bateau B a des caractéristiques différentes des autres et ne réponds pas aussi rapidement aux variations des courants de marée. Un collision en résultera et le bateau B aurait du s’ancrer à quelque distance de sa position actuelle.

Avec des vents ou des courants faibles, il est possible de relever simplement l’ancre. Une bonne communication doit s’établir entre le cockpit et la plage avant pour s’assurer que le bateau est bien maintenu sous contrôle lorsque l’ancre est relevée.

En cas de mauvais temps et si l’ancre est difficile à remonter, le barreur doit remonter sur l’ancre au moteur. Avancer doucement pour ne pas passer au dessus de la ligne de mouillage.

La terminologie traditionnelle doit être utilisée pour indiquer l’avancement du processus de relevage de l’ancre. Assurez-vous que vous êtes entendu !

Dans un mouillage encombré, il est possible d’être pris sous un autre mouillage, ce qui signifie que la ligne de mouillage a été posée au travers d’une autre ligne et lors du relevage, l’ancre s’accroche dans l’autre ligne. Les anciens mouillages ou les chaînes sur les fonds présentent les mêmes dangers.

Pour se sortir de telles situations, une boue d’oringage peut être utilisée ? C’est une petite bouée attachée à un orifice au niveau de la couronne de l’ancre par un orin. Si l’ancre se coince, l’orin peut être utilisé pour retirer l’ancre de l’obstruction. La position de la bouée indique aussi aux autres bateaux la position de l’ancre et peut les aider à éviter de mouiller leur propre ancre par dessus. La ligne d’oringage peut créer un danger, spécialement la nuit pour les autres bateaux. Une alternative consiste à gréer un orin attaché sur l’ancre au même endroit mais ramené à bord.

Trucs & astuces

Attention aux émerillons utilisés pour étalinguer l’ancre sur la chaîne. Certains modèles ont leur axe percé d’un trou fileté, pour mettre en place une contre-vis. La résistance à la traction de ces modèles est TRES INFERIEURE à la chaîne qui y est rattachée.

De même les maillons dit " rapides " ont une résistance très faible.

Pour raccorder un câblot sur une chaîne, ne jamais épissurer le câblot sur lui même après l’avoir fait passer dans le dernier maillon de la chaîne. (diminution de la résistance par deux) mais faire une épissure directe du câblot sur la chaîne.

Après avoir subit un fort coup de vent au mouillage, si l’ancre est profondément enfoncée et difficile à relever, remonter sur l’ancre jusqu’à la verticale de celle ci et fixer la ligne de mouillage tendue au taquet. Après quelques instants, l’ancre se remontera toute seule.