Ancre Spade Sword Skrew - Ancres haute performance -

ANCRE de bateau : Fabricant de la fameuse Ancre SPADE. ANCRE SPADE, l’ancre brevetée haute performance qui domine tout les tests, de plus en plus demandée. ANCRE SKREW, l’ancre à hélicoïdale, qui vient d’être modifiée, pour tous vos mouillages permanents. L’ancre à vis … respectons les fonds marins. Nos ancres sont conçues pour vous assurer un maximum de sécurité par tous fonds, et toutes circonstances. Ceux qui l’ont adopté le disent : SPADE LA MEILLEURE ANCRE SUR LE MARCHE DU NAUTISME. De nombreux témoignages sur notre Ancre Spade nous parviennent régulièrement. Essayer l’Ancre Spade, c’est l’adopter.

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Securité

SECURITE

Pourquoi les ancres décrochent-elles ?

Si comme moi, vous aimez profiter des petits mouillages dans ces petites calanques isolées, quelle que soit votre ancre, sur certains fonds de mauvaise tenue ou par grand vent, il vous est déjà sûrement arrivé de chasser….

Ce genre de mésaventure m’est arrivée trop souvent et je garde le mauvais souvenir de longues nuits de veille et de stress, passées à surveiller des alignements… Chassera, chassera pas ? ou puis-je tranquillement fermer UN œil ?

Loin de considérer ce type d’accident comme une chose inévitable, j’ai essayé d’approfondir la question et de comprendre pourquoi et comment une ancre chasse ? Si toutes les ancres chassent avec la même tension dans un fond donné ? Si elles gardent une résistance de chasse constante ? Si elles raccrochent après avoir chassé ? En un mot comment elles se comportent ?

J’ai aussi observé les bateaux voisins, chacun en rapport avec son ancre préférée. Que comprennent-ils de leur ancre, sont-ils d’avisés loups de mer, ou agissent-ils seulement par confiance aveugle, ignorant les lacunes de leur équipière de mouillage préférée ? J’ai rapidement réalisé que peu de navigants comprennent réellement ce qui se passe dans les fonds devant leur bateau.

J’ai étudié la logique de la conception d’une ancre et commencé une importante série de tests et d’expérimentations qui m’ont conduit à la création d’une ancre entièrement nouvelle, la SPADE et c’est, cette ancre que je mets à votre disposition.

Alain POIRAUD , Inventeur des ancres SPADE et SWORD

Méthode de tests

L’inter-relation du bateau, des conditions de mer et de vent, est déjà un mariage complexe. Attacher le bateau en question à un fond marin.. lui-même un matériau extrêmement variable et difficile à observer sous le bateau, et vous vous trouvez en face d’inter-réactions de variables qu’il est difficile de prévoir.

Pour qu’une étude scientifique soit crédible, ses conditions de réalisation doivent être reproductibles. Afin d’obtenir des conditions de test constantes, et de permettre des comparaisons entre les différents tests, nous avons délibérément éliminé les tests en situation réelle à partir d’un bateau. Nous avions plusieurs raisons :

- Bien que nous ayons sélectionné les plus petites tailles d’ancre disponibles, la force de traction nécessaire pour faire chasser certains types d’ancres aurait nécessité une motorisation de plus de 150 CV. Nous souhaitions pouvoir observer facilement le comportement des ancres en cours de tests, de préférence avec une faible hauteur d’eau, où un bateau de puissance suffisante n’aurait pas pu évoluer.

- Afin de diminuer les variables possibles nous souhaitions tirer sur les ancres à vitesse constante.

- A partir d’un bateau, même en essayant de toujours jeter l’ancre au même endroit, la variation des caractéristiques des fonds nous a donné, pour la même ancre, des variations trop importantes. Dans une faible hauteur d’eau, il nous était facile de réaliser les tests en dehors des traces précédentes mais dans un fond pratiquement constant.

Nota : vous pourrez trouver de nombreux résultats de tests en situation réelle dans la presse spécialisée. Le fait que certains de ces tests se contredisent, est certainement le fait de l’influence de ces différents éléments.. (sans tenir compte de la pression qui pourrait être exercée par les annonceurs..).

Afin de mieux observer le comportement des ancres et dans le souci de réduire les variables, tout en s’approchant le plus possible de la situation " réelle ", nous avons choisi de porter les ancres à la main, dans une cinquantaine de centimètres d’eau au bord d’une plage, sur fond horizontal assez constant, de sable de bonne tenue et de tirer à faible vitesse constante, à l’aide d’un tracteur agricole. La plage était longue et uniforme de façon à ce que chaque test consécutif puisse être réalisé dans un terrain vierge.

La ligne de mouillage constituée de 8 mètres de chaîne et d’une grande longueur de cordage, était raccordée au tracteur par l’intermédiaire d’un capteur d’efforts à jauges de contraintes, lui-même relié à une chaîne de mesure et à un ordinateur portable permettant de visualiser les courbes d’effort et surtout, élément important, de les enregistrer.

Un avantage majeur de ces tests réalisés en eau peu profonde a été qu’un observateur a pu suivre l’ancre en même temps qu’elle se déplaçait et observer exactement le comportement de l’ancre par rapport à la courbe de tenue enregistrée. Bien qu’il eut été possible de faire la même étude en eau profonde avec la collaboration d’un plongeur sous-marin, cela aurait été moins facile.

Notre test nous a permis d’observer les ancres dans des conditions qui sont les plus critiques pour le navigateur, et qu’un navigateur n’a pas la possibilité d’observer - sous effort de traction très élevé. De telles conditions n’arrivent que rarement, mais lorsqu’elles se produisent, le navigateur est trop occupé à sauver son bateau et n’a pas la possibilité d’observer le comportement de son ancre. Ces conditions d’observation sont quasi impossible à reproduire lors de tests à partir d’un bateau, nos tests utilisaient deux observateurs, l’un marchant dans l’eau à proximité de l’ancre testée, l’autre marchant derrière le tracteur avec la possibilité de comparaison directe entre le comportement de l’ancre et le tracé de la courbe de tenue.

Cette étude nous a permis de confirmer le comportement connu de certains types d’ancres, mais nous a également fait découvrir des comportements que nous n’attendions pas à observer…

Ancres instables contre ancres auto-stables

Les résultats des tests nous ont permis de classifier les ancres en deux catégories : les ancres que leur conception rend par définition instables et les ancres auto-stables.

Les ancres auto-stables

Ancres qui une fois plantées, restent plantées sous augmentation de la traction. Lorsque la traction devient trop élevée par rapport à la résistance des fonds, ces ancres draguent dans les fonds sans jamais décrocher.

Ancres instables

Il n’est pas difficile de décider quel est le meilleur type d’ancre. Même si votre ancre drague sous charge extrême, elle restera plantée et ne draguera que lors des pointes de charge maximale. Le bateau ne bougera que sous les plus fortes rafales et que d’une faible distance, quelques mètres au plus, ce qui vous laissera toute latitude, d’envisager de vous déplacer vers un autre mouillage ou de mouiller une seconde ancre.

Si votre ancre au contraire décroche, le bateau se positionnera coté au vent (présentant un fardage plus important) et pourra prendre de la vitesse jusqu’à un point où l’ancre ne pourra pas ré-accrocher. Au mieux le bateau se déplacera de quelques dizaines de mètres à chaque rafale , et au pire ! ! !… à quelle distance des rochers ? ? ?

Observons un peu mieux ces deux catégories d’ancres et d’abord celle que vous ne souhaitez pas avoir (mais que malheureusement vous avez peut être déjà à bord..).

L’instabilité des ancres n’est pas une fatalité, mais seulement la conséquence de leur conception. Lors de l’origine de la conception de ces ancres, leur comportement était mal connu, ou peut être, leur concepteur était obligé de trouver un compromis entre ce qui devait fonctionner en réalité et ce qui était pratique pour le client.

Dans notre étude, deux types d’ancres se sont révélés instables : Les ancres plates à bascule et les ancres soc de charrue ancienne génération avec une articulation au niveau de la verge.

Instabilité des ancres plates

Ces ancres (et il en existe de nombreuses versions) sont toutes constituées de deux " pelles " attachées sur un axe commun qui sert d’articulation sur la verge, avec une pelle de chaque coté de la verge. L’angulation des pelles par rapport à la verge est normalement fixée à 32°, mais certains modèles ont un angle réglable à deux positions (45°) en fonction de la nature des fonds.

Il existe également deux sous-catégories d’ancres plates, celles communes dans l’hexagone qui correspondent à la description ci-dessus et celles plus usitées sur les marchés Anglo-saxons qui comportent un jas stabilisateur situé sur la partie arrière des pelles, de chaque coté de la verge. Ce jas ayant pour fonction de retarder la mise en rotation de l’ancre.

Ancres plates sans stabilisateurs

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, de par leur constitution symétrique, ces ancres sont foncièrement instables par nature, de nombreuses études ont déjà démontrées ce phénomène, notamment les essais réalisés en 1980, à Beg Rohu par l’Ecole Nationale de Voile.

Ces essais confirment les nôtres, lorsqu’une ancre plate se pose sur les fonds, il est rare que les deux pelles se plantent en même temps. Suivant la densité relative des fonds ou simplement si la chaîne ne tire pas parfaitement dans l’axe, une des pelles se plante avant l’autre. Cette pelle plantée, résiste à l’effort de traction et par conséquent s’enfonce, ce qui lui donne une meilleure résistance à la traction, donc lui permet de s’enfoncer encore plus au détriment de l’autre pelle. Lorsque la verge arrive en contact avec le sol, l’ancre pivote et l’autre pelle remonte, jusqu’à ce que l’ancre soit complètement sur champ, chassant avec une résistance réduite.

A partir de cet instant, la première pelle continue son mouvement tournant, jusqu’à ce qu’elle soit complètement remontée à la surface. On peut observer l’ancre glissant à la surface les pointes en l’air, puis les pointes retombent. L’ancre glisse à la surface, jusqu’à ce qu’une pelle se plante avant l’autre et l’ancre continue sa progression en spirale…. Il existe une possibilité que l’ancre soit encombrée par des algues ou des détritus et elle ne se replantera plus..

Les courbes de résistance de tenue en fonction de la distance que nous avons obtenues démontrent parfaitement ce comportement (Voir : Figure 1) . Après avoir glissé sur les fonds avec une résistance faible, une pointe se plante et la courbe monte jusqu’à un seuil de décrochage de près de 200 daN, puis décroche et la résistance de tenue chute rapidement à pratiquement zéro. Lorsque l’ancre se replante, la courbe remonte à nouveau et au seuil de décrochage, reproduit le même comportement….

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Figure 1 : Courbes de tenue des ancres plates à bascule

Le comportement de ce type d’ancre plate est dangereux, lors de la manœuvre de mouillage, l’ancre se plante et au cours de la marche arrière au moteur, s’enfonce, donnant l’illusion de sa tenue. Beaucoup de navigateurs sont convaincus que leur ancre tient parfaitement et qu’elle va s’enfoncer plus profondément avec le temps..

Il faut être conscient que le moteur auxiliaire d’un bateau à voile donne en marche arrière, en général, une traction maximale correspondant à peine à une vingtaine de nœuds de vent. Si les conditions météorologiques se dégradent et que l’effort de traction dépasse la limite de tenue de l’ancre, l’ancre décroche avec toutes les conséquences que je vous laisse imaginer…

Les fabricants d’ancres plates sont parfaitement conscients de ce problème, mais sont aussi tenus à des compromis. Armand Colin, concepteur d’un des modèles d’ancres plates, avait modifié son ancre en lui adjoignant de part et d’autre deux jas repliables. Cette modification n’a pas été reprise par le fabricant de l’ancre. Le deuxième fabricant français d’ancres plates a rajouté sur son modèle aluminium, à l’arrière des pelles, un jas dont le but serait de diminuer cette instabilité. Malheureusement ce jas devant trouver un compromis entre son efficacité et l’encombrement gênant, a été conçu beaucoup trop court et est totalement inefficace.

Nous avions également pour nos tests une ancre plate à massif arrière large, cette ancre dont l’angle d’ouverture des pelles était beaucoup trop grand, ne s’est absolument jamais plantée, montant sur pelles et grattant la surface du sol sans aucune résistance. La présence du massif arrière large est de surcroît, un élément limitant l’enfoncement de l’ancre et ce type d’ancre doit être absolument exclu de l’équipement de tout bateau. Compte tenu de sa facilité de fabrication et en conséquence, de son prix d’achat attractif, il est cependant malheureusement fréquent d’observer ce type d’ancre DANGEREUX sur l’étrave de nombreux bateaux.

Ancres plates avec jas stabilisateur

Les ancres à bascule américaines acier ou aluminium, ont démontré lors des tests, un comportement sensiblement différent. Leur jas encombrant situé à l’arrière des pelles est censé empêcher ce phénomène de mise en rotation de l’ancre, mais, outre qu’il constitue un redoutable "piège à chaîne" en cas de renverse de vent ou de courant, son efficacité n’empêche pas totalement la rotation de l’ancre.

Pire encore, lorsque l’ancre chasse et se met sur tranche, l’ancre se positionne sur trois points : l’extrémité de la verge, une des pointes des pelles et l’extrémité de ce jas. Dans cette position, lors de 100 % de nos tests, l’ancre à labouré la surface du sol sans aucune résistance et sans jamais se replanter. (Voir figure 2).

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Figure 2 : Courbes des ancres plates à jas stabilisateur

On observe la première partie de la courbe où l’ancre glisse sur le sol, une première tentative d’accrochage donne un léger "dos d’âne" puis l’ancre se plante pour de bon. Aux environs de 800 daN, l’ancre décroche brusquement, la résistance de tenue retombe d’un coup à pratiquement zéro et l’ancre ne se raccroche jamais !!!

Ce comportement est à mon avis, encore plus dangereux… je laisse votre imagination recréer la situation par gros temps et ses conséquences… de nuit, avec de fortes rafales de vent et des rochers à une centaine de mètres sous le vent.

Instabilité des ancres Soc de charrue à verge articulée

Nous nous attendions à ce que les ancres soc de charrue soient classifiées dans la catégorie des ancres stables et, à notre surprise, nous avons observé le même comportement que les ancres plates à bascule. (Voir courbe caractéristique Figure 3) Nous avons donc été amenés à reconsidérer nos à-priori et à la réétudier avec plus de précision.

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Figure 3 : Courbes de tenue des ancres soc de charrue

La courbe montre comment l’ancre se plante et augmente la tenue jusqu’à 600 daN. Cette tenue peut s’avérer suffisante pour la plupart des conditions et vous vous sentirez en sécurité sur votre ancre. Si la traction augmente, (orage, rafale de vent) soudainement la tenue décroît de deux tiers, jusqu’à 200 daN et le cycle recommence. L’ancre a dragué, le bateau a reculé (ce qui est le comportement typique de ce type d’ancre) mais heureusement l’ancre n’a pas décroché complètement.

Si cependant les conditions se dégradent fortement, l’ancre décroche pour une durée plus longue, le bateau prend de la vitesse se met coté au vent et il n’est pas sur que l’ancre puisse se raccrocher. Lors de nos tests, la vitesse de déplacement était constante.. ce qui n’est pas le cas en réalité..

Comment expliquer ce comportement ? Le tableau 1, montre la répartition des poids lorsque l’ancre repose sur le sol en position latérale d’ancrage.

Figure n° 4 : - Répartition des poids, ancre type Soc de charrue à verge articulée.

Ce modèle d’ancre est visiblement déséquilibré : 61.45 % du poids sur la verge pour seulement 18 % sur la pointe… Lorsque cette ancre s’enfonce, le poids de l’articulation à tendance à l’entraîner vers le fond et l’ancre commence sa rotation…. L’avantage de notre technique de tests dans une faible hauteur d’eau, est qu’il nous était facile d’observer le comportement des ancres. Nous avons donc pu voir cette ancre progressant dans le sable, la pointe hors du sable telle le périscope d’un sous marin, ancre complètement à l’envers… les lois de la gravité sont immuables !!!

Beaucoup de navigateurs ont une totale confiance dans ce type d’ancre et vous diront qu’ils n’ont jamais chassé.. la plupart d’entre nous préfèrent " oublier " les défaillances occasionnelles. En recherchant bien, on se remémore les nuits difficiles où l’ancre ne tenait pas, ou les manoeuvres acrobatiques pour pouvoir enpenneler deux ancres.

Si ses défenseurs citent de nombreux cas où cette ancre à tenu, il ne faut pas oublier non plus qu’entre autres, le célèbre navigateur Moitessier à perdu son non moins célèbre Josua sur les cotes du Mexique, à la suite du décrochage de son ancre soc de charrue…. Sous une rafale, son ancre charrue dans laquelle il avait toute confiance, a chassé et le bateau à été jeté à la côte. Mon expérience personnelle avec ce type d’ancre est négative : - difficultés fréquentes d’accrochage sur les fonds de sable durs, ou d’algues, de la Méditerranée, tenue incertaine….

Par chance, ces mauvaises expériences m’ont conduit à rechercher la meilleure ancre possible.

Si vous n’êtes pas certain de la qualité de votre ancre, un petit test très simple consiste à la débarquer et à la tirer sur la bordure d’une plage, au ras des vagues… vous risquez d’être surpris de son comportement…

Les ancres instables ont démontré dans notre étude, un pouvoir de tenue inférieur aux ancres stables, mais surtout leur ré-accrochage est souvent aléatoire. Il était favorisé par la vitesse constante du tracteur, en réalité, le bateau prenant de la vitesse ou l’ancre se trouvant sur des fonds moins favorables (algues), il est incertain qu’une ancre qui a chassé puisse se replanter. Certaines ancres lors de nos tests ont absolument refusé de se replanter.

Les ancres auto-stables, à l’inverse des précédentes, ont montré un comportement beaucoup plus sécurisant, conservant en chasse, une résistance de tenue maximale et ne décrochant pas.

Ancres auto-stables

Les ancres stables tirent leurs caractéristiques de leur conception, ces ancres mono-pelles s’opposent aux précédentes. Nous avons testé trois types différents : l’ancre soc de charrue à verge sans articulation nouvelle génération, une ancre allemande peu connue en France et notre ancre SPADE.

Toutes trois partagent des éléments de conception communs :

Leur surface de résistance effective se termine par une pointe unique située dans le même plan que leur verge.

Leur structure est rigide, sans articulation, et la symétrie de leur surface de tenue ne peut changer au niveau de l’articulation.

L’angle de la pelle par rapport à la verge est d’environ 32°

Elles se positionnent, en position d’ancrage, sur le coté et lorsque l’effort de traction est appliqué, elles commencent à se planter.

Dès la pénétration , elles pivotent et se redressent. N’ayant pas la construction symétrique des ancres plates, il n’y a plus aucune raison qu’elles partent en " vrille ". Toutes les courbes que nous avons enregistrées montrent que ces ancres se plantent et résistent jusqu’à un certain seuil, puis finissent par déraper. A l’inverse des ancres plates, l’effort de résistance de tenue en chasse reste pratiquement constant et au maximum de l’effort de tenue.

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Figure 5 : Courbe de tenue des ancres auto-stables

On peut observer l’accrochage rapide de l’ancre, le début de la courbe est similaire à celle de la figure 3, suivi d’une montée rapide de l’effort de tenue jusqu’au seuil de chasse situé aux environs de 600 daN, la courbe devient ensuite pratiquement horizontale en se maintenant toujours aux environs de 600 daN. A partir de ce point, la différence entre les deux types d’ancre est très importante : - alors que les ancres instables commencent leur comportement cyclique donnant des alternances de tenue haute et basse, l’ancre stable continue à procurer une résistance élevée, pratiquement constante, même lorsqu’elle chasse dans les fonds. (Les variations de la courbe sont dues aux variations de caractéristiques du sol.).

Les ancres stables ne décrochent pas sous forte traction. Elles peuvent chasser mais elles restent profondément enfoncées. Elles continuent à procurer une résistance de tenue élevée et pratiquement constante. La valeur de cette tenue dépend évidemment de la surface et du type d’ancre, mais aussi de la tenue relative des fonds.

Comparaison de la tenue des différentes ancres

Après avoir rassemblé tous les résultats des tests, nous avons comparé les différents types d’ancres. Nous avons volontairement caché les marques des ancres, le but de cette étude étant surtout de montrer les différences de caractéristiques et de comportement des différents types d’ancres. Nous avons cependant nommé la SPADE compte tenu des ses excellents résultats.

Figure 6 - comparatif de la tenue des ancres instables et des ancres stables

Les résultats de tenue, rapportés au poids de l’ancre ou mieux, rapportés à la surface utile des ancres, permettent de comparer sur un pied d’égalité des ancres réalisées dans des matériaux légers.

Les résultats les plus représentatifs sont donnés par la dernière ligne. Ils indiquent le valeur de tenue par cm² de surface de la pelle des ancres.

Les ancres instables

- Décrochent sous traction élevée

- Ne procurent pas une tenue constante

- Lorsqu’elles tiennent, offrent à surface égale une tenue très inférieure

Les ancres stables

- Ne décrochent pas sous forte traction.

- Offrent une tenue élevée et pratiquement constants sous charge élevée

- A surface identique, procurent une tenue variant de deux à six fois celle des ancres instables.

L’ancre SPADE

- A surface égale, procure une tenue beaucoup plus élevée que les autres ancres stables

- Et une tenue de quatre à six fois supérieure aux ancres instables.

Conclusion

Nos tests ont montré deux catégories d’ancres, basées sur leur comportement sous charge élevée.

Les ancres instables donnent des tenues cycliques et en moyenne nettement moins élevées que les ancres stables. Au pire, elles peuvent décrocher et ne jamais se replanter. Ces ancres ne sont pas sures et créent un risque lorsque le bateau est soumis à des conditions météorologiques défavorables.

Les ancres stables ne décrochent jamais et même si l’effort qui leur est appliqué est très élevé, elles continuent à procurer une résistance de tenue élevée et pratiquement constante. Ce type d’ancre augmente la sécurité des navires qui les utilisent et sont appelées à devenir le standard des ancres futures.

Les ancres sont comparées par rapport à leur surface effective plutôt que par rapport à leur poids. Même dans la même catégorie d’ancre, la résistance de tenue moyenne par unité de surface peut varier dans des rapports de deux.

Bons vents et calmes mouillages,

Bibliographie

Technique et emploi des ancres - Armand Colin - EMOM

Mouillage, équipement et technique - Alain Grée - Gallimard

La technique des ancres - Alain Puech - Technip

Etude analytique et expérimentale d’ancres marines - Albert Tardy - ENIM, Monastir

The complete book of Anchoring and Mooring - Earl HINZ - Cornell maritime Press

Cette étude est en copie libre, et librement diffusable